Fiat Lux ... ici ou ailleurs !

Fiat Lux ... ici ou ailleurs !
[ Où l'on revient, un matin d'été, sur ce qui fut le lieu privilégié de l'expression de soi, quelques années durant. Où l'on a un sourire mi-amusé, mi-attendri. La vie n'est jamais facile, mais le temps et l'expérience vous donnent des clefs pour l'accepter et composer avec elle. Il devient alors inutile de confier en mots maladroits ses états d'âme à un écran, dans l'espoir vain que l'on recevra quelque écho. Où l'on apprend que l'on vit pour soi avant tout, et non pour les autres ou à travers eux. Je ne fais pas l'éloge de l'égoïsme, loin de moi cette idée. Mais chacun fait son chemin, indépendamment de celui des autres. Aucun n'est linéaire, chacun a ses méandres, quoi que l'on en dise. L'expression de soi est toujours subjective, car on ne montre que ce que l'on veut, noircissant le tableau pour se faire plaindre ou, au contraire, l'enjolivant de couleurs vives pour masquer un ciel pluvieux. On écrit, on dit je, mais ce je oscille sans cesse entre réalité choisie et fiction idéalisée. Pourquoi écrire alors ? Pour s'évader un peu lorsque le quotidien devient trop pesant et rêver en quelques lignes à un ailleurs plus clément. Le salut n'est pas dans la fuite, on n'échappe pas à ce que l'on est. Je ne suis pas le même aujourd'hui qu'hier et pourtant, c'est bien moi qui ai écrit tout ce que vous lirez sur ce blog. Bien des choses ont changé mais je ne censurerai rien, je laisse tout en l'état, comme les étapes d'une construction, d'une avancée, si possible d'un progrès. Le je d'aujourd'hui est plus franc et plus sûr qu'à l'époque, je sais ce que je veux, je sais ce que j'aime, et je sais aussi ce dont je ne veux pas. Les confidences ne sont plus de mise, bien des choses sont établies. Tout n'a pas changé, l'essentiel est là. Mais le temps passé n'est plus. La course ne s'arrête pas, elle continue ailleurs, simplement. Je ne puis vous dire où, vous le trouverez bien assez tôt. Je vous quitte sans écrire le mot fin, peut-être y aura-t-il une suite... Je ne vous promets rien... Qui peut savoir ? ]

Que la route soit belle !

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# Posted on Saturday, 21 March 2009 at 4:25 PM

Edited on Monday, 03 August 2009 at 4:50 AM

Les diamants sont éternels.

Les diamants sont éternels.


J'aimerais ...


Tout est dans les points de suspension. Tant de choses. J'aimerais être un artiste. Oh, pas une vedette. Non, simple accordéoniste ou acteur dans un théâtre de boulevard. Savoir créer l'illusion et voir danser la flamme dans les yeux du public. Le temps d'une scène, l'espace d'un tango. Oublier un peu la vie et ses tracas, ne respirer que pour cet ailleurs. J'aimerais voir le soleil se coucher dans la lagune et les étoiles briller au firmament. J'aimerais de gros flocons de neige à Noël et les cerisiers en fleurs aux premiers jours du printemps. J'aimerais un peu de légèreté. Une plume qui s'envole, un éclat de rire. J'aimerais Venise, Rome et Naples. La Grèce au point du jour et les Pyrénées sous la lune. J'aimerais goûter plus longtemps la douceur des choses éphémères. La joie de se sentir être, d'oublier le temps qui passe. J'aimerais que les rêves se réalisent. J'aimerais apprendre à vivre ...




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# Posted on Monday, 23 February 2009 at 5:26 PM

Edited on Monday, 23 February 2009 at 5:41 PM

Il est plus d'un silence, il est plus d'une nuit, car chaque solitude a son propre mystère.[ Sully Prudhomme ]

J'ai toujours eu en horreur les livres à la mode, ces récits où l'on dit "je", miroirs trop complaisants d'un ego hypertrophié. Et pourtant j'ai créé et entretenu un blog, puis un autre. La vie est ainsi, un paradoxe au gré des mots. J'aime les mots car ils construisent notre existence, nous font et nous défont, nous mènent plus que nous ne les menons. Je dis "je", ou je l'écris, plus aisément maintenant qu'à une autre période de ma vie. J'essaie de composer avec les mots, de jouer avec eux et de déjouer leurs tours. Vaste tâche. Tant que je frémirai en lisant certains textes, tant que ma vie ne pourra être sans eux, je continuerai. Et si ce "je" me pèse, je m'en évaderai. Les chemins sont nombreux, entre réalité et fiction. Les choses trop tranchées nuisent toujours, j'aime la brume et le mélange. Un peu de rêve, un peu de mystère, et l'esprit fait le reste ! Le souffle du coeur, la beauté d'un nuage, l'immatérialité de l'âme. J'écrirai jusqu'à plus de souffle. Car on n'écrit bien qu'avec ce "je". Avec ce que l'on est et que l'on cultive. Ce jardin secret, ce trésor si précieux. Et l'on retrouve ainsi, en accord avec soi, la douceur sucrée des choses vraies.

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Il est plus d'un silence, il est plus d'une nuit, car chaque solitude a son propre mystère.[ Sully Prudhomme ]

# Posted on Thursday, 12 February 2009 at 3:55 PM

Edited on Thursday, 12 February 2009 at 4:11 PM

La vérité est dans l'imaginaire.[ Eugène Ionesco ]

La vérité est dans l'imaginaire.[ Eugène Ionesco ]
Un dancing du vieux Paris, un soir de clair de lune. Ta main frôle la mienne. Quelques notes volent dans les airs. Prends garde ma jolie, l'amour viendra peut-être. Lumière douce. Un instant te tournera la tête. Trois pas de deux, valse-hésitation charmante de la jeunesse. Souris. Vous dansez ? De bon coeur. La fleur aux dents, rouge passion, un oeillet à la boutonnière. Brumes du souvenir, charme désuet d'une image en sépia. J'entends encore ton rire. Ma main sur ta taille, la chaleur de ton corps. Des murmures s'évanouissent dans un nuage de fumée. Et si la nuit durait toujours ? Et si nous valsions jusqu'à plus de souffle ? Faisons de cette valse celle de notre vie. Vois-tu l'étoile là-haut qui file ? Sa route scintille par-delà l'horizon. Un oiseau de paradis qui reviendra. Quel beau soir pour rêver, un beau soir pour s'aimer ...

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# Posted on Saturday, 31 January 2009 at 4:37 PM

Et ne vaut-il pas mieux quelque orage endurer, que d'avoir toujours peur de la mer importune ?[ Joachim du Bellay ]

Deux pas en avant, trois pas en arrière. C'est la valse de la vie. En définitive, on ne peut pas influer sur son cours. L'espoir, mes enfants, ne mérite pas toujours de se concrétiser. Se bercer d'illusions est confortable. Sinon, on s'expose à un grand coup de fouet. Retour à la réalité. Cela a parfois du bon. Mais pas toujours. J'ai espéré à chaque instant, et maintenant il ne me reste qu'à mettre mes rêves au frigidaire. Et à continuer, la tête haute et le sourire aux lèvres. Il faut avoir le triomphe modeste, et la défaite grande. Après tout, il y a bien des choses qui ne vont pas si mal. Et puis, vingt ans ne sont même pas encore là ! Il y a du chemin, d'autres soleils se lèveront et d'autres fleurs feront mon bonheur. J'ai tant de choses à faire ! Apprendre, rire, jouer, lire, rêver, aimer, vivre ! Et tant pis si tout ne va pas au mieux. On ne peut pas être au four et au moulin. Restons, pour ce qui est et sera. Avançons, pour les fruits d'or de cette vie si chère ! *

Pour la beauté du tableau. Quant aux mots soulignés, certains devront comprendre.

Les hasards heureux de l'Escarpolette, Jean Honoré Fragonard.
Et ne vaut-il pas mieux quelque orage endurer, que d'avoir toujours peur de la mer importune ?[ Joachim du Bellay ]

# Posted on Friday, 23 January 2009 at 2:18 PM